Suggestion of the day

Saisir le moment. Le mettre à profit pour relayer une conviction
qui vous dépasse. La vie d’Elaine Brown est intimement liée
à la cause noire. Sa paroisse ? Le Black Panther Party…

Encouragée à enregistrer ses chansons par l’organisation,
elle scande à la face du monde ses textes dédiés, on le comprend vite,
à l’ensemble de la working-class et des opprimés de tous bords.
Chaque mot posé est un hymne et le titre « The Meeting » deviendra d’ailleurs celui du parti.

Cette clameur, orchestrée de main de maître par le grand
Horace Tapscott (tentez « The Giant Is Awakened » sur le label
Flying Dutchman), est transcendante. Les arrangements
aussi sobres que cette voix semble millénaire.

C’est un cri de ralliement dissimulé sous un cri de guerre.
Et c’est indiscutablement tout autant l’inverse.
Mais c’est un cri qu’il faut entendre (pour le croire)…

M.

Elaine BROWN
« Seize The Time »

Suggestion of the day

Croyez-le ou non, cette suggestion m’était chère mais pas à l’ordre
du jour. J’avais sous le pied, dans cette humble chronique qui agite mélodieusement mes méninges, deux ou trois escales encore dans
ces déambulations qui n’appartiennent qu’à moi.

Mais voilà, un sms de Vinz plus tard, autant se rendre à l’évidence,
va falloir bouleverser le calendrier mental parce que certaines
affections ne souffrent d’aucun doute et que le large siège qu’occupait Bill Withers dans mon sanctuaire est désormais vacant.

S’il ne m’en fallait qu’un, ce serait son deuxième. Ah, le groove
de « Use Me », les guitares blaxploitation de « Who Is He? »,
l’intro sooo funky de « Kissing My Love » et l’universalité
de « Lean On Me » dont les premières mesures résonnent:

« Sometimes in our lives we all have pain
We all have sorrow
But if we are wise
We know that there’s always tomorrow
« .

« We all need somebody to lean on« . Ça marche aussi avec les disques.
Celui-ci s’appelle « Still Bill » et interprétez-le comme vous le voulez,
il portera toujours bien son nom.

M.

Bill WITHERS
« Still Bill »

Suggestion of the day

En musique, un silence est un moment pendant lequel n’est émis aucun son, il correspond à une pause dans l’exécution du morceau. 


Et il s’agit bien d’une pause que nous vous proposons aujourd’hui en vous transmettant ce lien mettant en avant le talentueux photographe bruxellois Eric Ostermann.

Bruxelles comme nous n’avons jamais eu l’occasion de la voir.

La beauté des photos ne peut cependant cacher qu’il y manque quelque chose d’essentiel…

CLIC


Prenez soin de vous et de vos proches,

Y.

Suggestion of the day

Hello,

je vous épargnerai, en cette journée mondiale du badinage et autres joyeusetés, la facétie de trop.
Ce dont je ne vais pas me priver par contre, c’est de célébrer
l’une des plus brillantes impostures de la musique enregistrée.

Les Rutles sont créés de toutes pièces par les joyeux drilles du
Monty Python, histoire de gentiment se payer la tête d’un petit
groupe de Liverpool qui n’a jamais vraiment percé. Ce qui
commence comme un simple pastiche se mue prestement
en album aussi carré que tordu.

Le clou du spectacle, le documentaire signé Innes / Idle, qui calque
au plus près la courte carrière des Fab Four. Parodie aussi avisée
que désopilante, « The Rutles: All You Need Is Cash », cautionnée
par Harrison lui-même, voit défiler une flopée de guests
en roue libre.

Il faut les entendre, ces vignettes composées à la manière de,
qui auraient paraît-il, réussi à gruger quelques fanatiques
en période de manque.
Et surtout dénichez ce film et consacrez un peu de ce temps
que l’on nous octroie pour se bidonner à la maison tout en
préservant des vies.

M.

The RUTLES
« s/t »