Albums of the week

Carmen VILLAIN
Memoria
(Massimo)

« 
Là où son précédent la voyait évoluer dans une brume spectrale
aux accents dub, Memoria pousse cette esthétique vers des territoires
plus sombres et suffocants. Sept pistes qui se déploient selon une
logique propre, se fondant dans la précédente comme un bloc en
perpétuelle mutation. Un disque monde qui exige un environnement
paisible afin d’en saisir, imperceptiblement, les fascinantes strates. »
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BEN PLG
L’Histoire Sans Fin
(Lé’o)

« Des difficultés à avoir un enfant et une vie néanmoins bien
partagée, BEN PLG se livre dans ce nouvel album aux couleurs
de la vie dans le ch’nord. Un disque qui nous montre de nouvelles
facettes du rappeur, toujours aussi brut mais qui s’essaie aux
chansons d’amour. Des feats pertinents et une belle remise en
question, on n’en attendait pas moins d’un homme amoureux
mais qui reste tout de même un grand adolescent
. »
—–

 

Albums of the week

The SHITS
Oblique
(Aurélien, Nico)

« 
Une chanson de merde a besoin d’un riff addictif et sale. 
Ça avance tête baissée, porté par une batterie qui piétine,
des guitares qui saturent jusqu’à boucher l’air. Diet of Worms
transforme cette hostilité en un bloc de punk poisseux, répétitif
et brutal, où chaque coup de caisse claire ressemble à une
menace. Et la menace est suffisante. Pas besoin de montrer
le couteau quand toute la pièce sait qu’il est là. »
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TRÁ PHÁIDÍN
Cloch’s Claí
(Massimo)

« Le renouveau de la musique traditionnelle irlandaise ne semble
pas avoir atteint ses limites. Ici, un collectif de six musiciens
à l’imagination sans borne. Quarante-cinq minutes qui se
déploient comme une séquence entrecoupée, riche en
improvisations, en textures et en ornements sans crainte 
d’explorer une ribambelle de genres musicaux (on passe
du folklore aux beats motoriques du kraut en un
claquement de doigts) Mordant, enveloppant et
franchement radieux à sa propre façon
. »
—–

LINKIN PARK
Unshatter
(Lé’o)

« Quelques jours avant la sortie du film documentaire,
LINKIN PARK balance l’album live à Sao Paulo qui nous
aidera à retracer leur histoire récente, au cinéma. La perte
de Chester Bennington et un héritage qu’ils essayent de conserver,
Émilie Armstrong qui envoie une performance XXL devant près
de 50.000 personnes, de quoi ravir les fans du groupe. Pour les
puristes, inutile de rappeler que le concert était sold out… »

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Albums of the week

GHOST DUBS
Oblique
(Massimo, Nico)

« D’u
ne exploration vaste et profonde des basses propres
au dub, aux sonorités telluriques et obsédantes de la
techno, il n’y a qu’un pas. Si, avec RHYTHM & SOUND et
BASIC CHANNEL, Mark ERNESTUS et Moritz VON OSWALD
ont, il y a déjà longtemps, sondé les deux extrêmes, il
semblerait que Michael FIEDLER, comme The BUG avant
et avec lui, ait pris le parti d’esquisser un trait d’union entre
les deux projets. Lourd, sombre, lancinant, remarquable… »
—–

Chelsea WOLFE
The Dark
(Lé’o)

« 
Après un album aux sonorités métal et électronique,
Chelsea WOLFE revient avec « The Dark », un projet folk/pop rock
qui pourrait ressembler à une BO de film. Des textes sombres
mais emplis d’un espoir en l’avenir, ce projet ressemble à une
aventure obscure où la douceur de Chelsea Wolf pourrait
mettre de la lumière dans le cœur de chacun. »
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LUTHER
Shelf
(Lé’o)

« 
Arrivé adolescent dans le milieu de la musique, jeune adulte
maintenant, Luther fait son grand retour avec « Shelf ». Les mêmes
insécurités qu’il y a quelques années mais de l’amour en plus,
Luther se rend plus vulnérable sur un disque très différent
des précédents. Une nouvelle DA menée par un amour
qui lui réussi plutôt bien finalement. »
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Elanor MOSS
The Knife, The Needle
(Massimo, Ben)

« Si plonger dans ce disque d’Elanor MOSS évoque irrémédiablement
la délicatesse de Vashti BUNYAN ou les compositions hantées de
Josephine FOSTER, il lorgne aussi du côté du folk sixties anglais,
Shirley COLLINS ou Nick DRAKE en tête. Des compositions tout en
retenue, des arrangements de cordes et de cuivres subtils qui, s’ils
ont un pied dans le passé, gardent une qualité toute intemporelle. »

 

Albums of the week

CZARFACE
Meets Frankie PULITZER
(Aurélien, Ben, Nico)

« 
CZARFACE Meets Frankie PULITZER, c’est du boom-bap East-Coast
digne de ses prédécesseurs : samples poussiéreux, grosses basses
et punchlines qui claquent. Le combo parfait pour bien
commencer la journée. Le PULITZER, qui n’est autre que
Tom HARDY, s’intègre parfaitement au bordel organisé de
CZARFACE, sans jamais dénaturer leur recette. Rien de
révolutionnaire, mais ce n’est pas ce qu’on est venu chercher.
On était juste là pour pouvoir imaginer Bane tabasser la prod… »
—–

OSEES
Cara Maluco
(Aurélien)

« 
Sans prévenir, les OSEES ont balancé Cara Maluco, 4 morceaux
sortis chez Deathgod Records comme une bouteille de gnôle jetée
à travers la fenêtre. Un EP où la fuzz est reine, où les amplis
transpirent et où tout le monde semble avoir définitivement
oublié qu’il était possible de jouer calmement. Quinze minutes
de bordel estampillé OSEES ? Franchement, on ne va pas faire
les difficiles. On appuie sur play, on baisse les vitres
et on laisse la bagnole partir dans le fossé. »
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BLACK BANANAS
Bad Bunch
(Massimo, Ben, Nico)

« Au commencement, il y avait ROYAL TRUX. Inégalable et inspirant
duo dont la charismatique alchimie excusait tous les écarts, la débauche
et l’impertinence de leur parfois impénétrable mais toujours fabuleuse
recette musicale. Si les chemins ont divergé, la route reste pavée des
mêmes intentions. Avec BLACK BANANAS, Jennifer HERREMA a toujours
cherché à noyer la beauté sous une poisseuse nappe de gadoue. Avec
ce nouveau-né, le troisième, la tendance s’inverse. On a plutôt planqué
une épaisse couche de crasse sous une élégante pellicule de vernis.
Et parce qu’elle plonge les mains là où on ne tremperait pas les
orteils, elle aura toujours notre plus profond respect. »
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Ty SEGALL
Chrome
(Aurélien)

« Chrome semble familier dès les premières secondes,
un orgue gronde, une guitare floue surgit de la brume
et «Hospital» se déplie dans un nuage de fuzz. On connaît
le décor, garage rock brut, mélodies accrocheuses, saturation
mais cette fois SEGALL pousse les amplis dans le rouge. Ça
cogne, ça déchire et, franchement, ça fait du bien..
. »
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PRESIDENT
Blood Of Your Empire
(Léo)

« Un an après la sortie de son premier single, PRESIDENT
dévoile un album alternatif aux sonorités électroniques. Un style
singulier, des textes touchants et un anonymat bien conservé, « Blood
Of Your Empire
 » est la continuité de cette ascension fulgurante
qui ne cesse de s’accroître pour le groupe Anglais. »