Suggestion of the day

Drôle de gusse que ce Jake Holmes donc, qui avant de se reconvertir
avec succès dans la production de jingles, a co-produit deux albums
qui, dans la discographie des artistes concernés, sont autant singuliers
que de retentissants échecs commerciaux.

« Genuine Imitation Life Gazette » des Four Seasons (une extravagante
curiosité pop, croyez-le) et le « Watertown » de Frank Sinatra qui
accapare aujourd’hui toute notre attention.

Faramineux concept album, « Watertown » place un Sinatra chancelant
au cœur d’une déchirante histoire d’abandon. Sa femme se tire,
le plante avec ses deux gosses, et c’est le drame…
Comptez sur Ol’ Blue Eyes pour narrer à merveille la vulnérabilité
et le désespoir sur un tapis d’orchestrations vertigineuses
et de complaintes à la dégaine pop.

Pari raté alors? Pas le moins du monde…

Frank SINATRA
« Watertown »

Je passe la main à Yves demain et on se reparle
avec plaisir dans quelques jours.
Take care folks…

M.


Suggestion of the day

A Greenwich Village, véritable vivier d’âmes en peine, d’étoiles en
devenir et d’artistes maudits, le précédemment évoqué Tim Rose fricote avec un certain Jake Holmes.

Et lorsqu’on évoque les droits d’auteur, on est ici face à un cas d’école. Jimmy Page traîne ses guêtres à un concert de Holmes qui balance l’air de rien un « Dazed & Confused » sidérant. Le titre de Jake atterrira sur le premier Led Zep signé… Page. Il faudra quarante ans pour que son nom apparaisse dans les crédits d’une énième réédition.

Mais au delà de l’anecdote, ce qui nous importe ici, c’est que
« The Above Ground Sound » of Jake Holmes est un sacré disque
de folksongs et de ragas psychédéliques et que l’original de
« Dazed & Confused » reste inégalé.

M.

Jake HOLMES
« The Above Ground Sound of Jake Holmes »


Suggestion of the day

Tim Rose, justement.
Le jeune homme arpente Greenwich Village, laisse traîner
sa guitare et ses oreilles et accouche en 1967 de ce disque renversant.

Il en profite pour y glisser ses propres adaptatations de « Morning Dew »
(remember Bonnie Dobson?) et de Hey Joe (dont la version influencera Hendrix en personne), semant au passage, le trouble sur les origines
de ces chansons.

Difficile de lui en tenir rigueur à l’écoute de ces interprétations fiévreuses. Ou de l’allure du gaillard sur la pochette, allez savoir.

En 1986, Nick Cave dynamite « Long Time Man », traditionnel revisité
sur cet album par un Tim rose décidément aussi inspiré qu’inspirant.

M.

Tim ROSE
s/t

Suggestion of the day

Auteure, compositrice et interprète canadienne, Bonnie Dobson
écume les coffeehouse du circuit folk des années 60 et pond
le tragique et inoubliable « Morning Dew », morceau repris par
Grateful Dead, Jeff Beck, Lee Hazlewood ou Tim Rose…

Sort en 1969, cet album miraculeux, aux arrangements parfaits et
à la basse ronde, où le morceau trouve enfin une place de choix.

Troisième version différente du classique « Everybody’s Talking »
en suivant, sois dit en passant …

M.

Bonnie DOBSON
« s/t »